sábado, 16 de noviembre de 2013

La quenouille

Elle tourne, tourne... le fil passe, la vie continue. Le fuseau est pointu, brillant, tel un éclair.

Elle s'arrete. Le vent n'est plus lá. Le feu s'est éteint.

Il y a un vide, un vide étrange. Ni vivant, ni mort. A la moitié, entre les deux. Et les ronces s'étalent le long des couloirs. Et dehors, le monde continue à tourner. Et le silence règne sur les pierres endormies.

On ne peut que sentir. Sentir les restes de ce qui avant était là. Sentir le vide. Sentir les grandes cérémonies, les grands bals, les grands repas. Sentir la gloire qui s'éteint lentement.

Sentir la force d'une ancienne civilisation fondre lentement sur les visages endormis.

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